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Histoire de Boissettes

Le nom de Boissettes semble provenir du latin « buxus », buis ou bois.
Cette étymologie est justifiée par la position du village sur la pente d’un coteau de la rive droite de la Seine ; des prés, des bois, des brousailles et friches – appelées uselles – et surtout des vignes couvrent principalement le territoire de la commune jusqu’au XIX ème siècle. Les habitants, 130 en 1866 sont vignerons, petits rentiers ou jardiniers chargés de l’entretien des maisons de campagne.

En 1338, la seigneurie de Boissettes appartient à la Maison de Melun puis à celle de Pouilly le Fort. Par mariage ou acquisition elle change plusieurs fois de propriétaires au cours des siècles.
Mais ce n’est qu’au XVIIème siècle qu’un château est édifié dont il ne subsiste qu’une aile refaite et augmentée en 1855.

En 1673, le hameau de Boissettes devient paroisse indépendante par le don des habitants de 6 arpents de bois et de près pour assurer la subsistance des curés.
La construction de l’église Saint Louis, édifice de forme rectangulaire à une seule nef, est entreprise à l’initaitive des seigneurs de Breteuil. Achevée en 1685, elle est consacrée en 1728. Le culte, supprimé pendant la révolution est rétabli en 1795 par les soins –et la contribution- des habitants « toujours fidèles à la religion de leurs pères ».

En 1733 le sieur de Boudreville, établi à Boissettes obtient du roi le privilège d’exploitation d’une manufacture de faïence. De 1776 à 1781 les sieurs Vermonet père et fils acquièrent la faïencerie et la transforment en porcelainerie à pâte dure.
Ils font appel à des artistes délicats, oeuvrant aussi à Sceaux et Mennecy. Peu rentable, la manufacture ferma. De cette courte période de production restent de jolies pièces de vaisselle de table au décor fleuri, reconnaissables par un B en cursives bleu, noir ou violet appréciées des collectionneurs ou conservateurs de musées.

En 1766 un premier maître d’école est subventionné par la libéralité d’une dame Lefouin, veuve d’un ancien gouverneur de Melun.
L’école de la République prend ensuite place dans la « maison commune », l’actuelle mairie. Plusieurs maîtres et maîtresses d’école s’y succèderont jusqu’à la fermeture en 2005.
A noter également qu’en 1872 un bac fut aménagé en bas de la rue de l’église (actuelle rue Gillon). Les personnes, chevaux et voitures y prenaient place. Le bac et le bateau lavoir ont été emportés par le fleuve lors de la crue de 1910.

Merci à René Mouilleron pour son document Boissettes ici et maintenant.

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