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... la paix revenue

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Le rosier du 8 mai 2019

 Ciel maussade et recueillement pour ce 74ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale.
A la demande du maire, Oriane a fait lecture du message de Geneviève Darrieussecq, Secrétaire d'État auprès de la Ministre des Armées, puis Bernard Fabre a rendu hommage aux prisonniers de guerre souvent injustement oubliés dans l'allégresse de la libération;

"Vae victis, malheur aux vaincus Un concert de cloches résonne à Lens (Pas-de-Calais):

Arthur Louart, un jeune homme robuste de 23 ans à la mèche blonde, profite de la douceur printanière de ce 8 mai 1945 pour jardiner. L'Europe reprend son souffle. L'Allemagne nazie a capitulé. La seconde guerre mondiale prend fin sur le Vieux continent. La veille, Soviétiques, Britanniques et Américains, assistés d'un représentant français du général de Gaulle comme témoin, ont signé un accord pour la fin des combats en Europe. 

Quelques semaines plus tôt, Arthur ne jouissait pas de la verdure de son jardinet. Son quotidien, c'était un camp de détention, le stalag XIA d'Altengrabow, à Donitz, en Allemagne. En 1940, au terme de la "drôle de guerre" et de la débâcle de l'armée française face aux troupes allemandes, 1,8 million de soldats français ont été faits prisonniers. Arthur Louart, alors âgé de 18 ans, en faisait partie. Au total, 1 million d'entre eux sont restés captifs pendant les cinq années de guerre. Parmi eux, des officiers et des militaires de carrière, mais surtout des hommes appelés sous le drapeau lors de la mobilisation de 1939 : agriculteurs, ouvriers, âgés pour la plupart entre 20 et 40 ans, et venant de toutes les régions de France. 

En Allemagne, leurs lieux de captivité étaient divers : des camps (appelés stalags), des fermes, des mines, des carrières, des usines, des chantiers... A partir de 1942, Pétain a mis en place la "Relève". Pour trois ouvriers français partant travailler volontairement en Allemagne, un prisonnier est libéré. C'est un échec, peu de Français répondant à cet appel. Dès septembre 1942, Pierre Laval, devenu chef du gouvernement de Vichy, a instauré un dispositif plus contraignant : le Service du travail obligatoire (STO). 

Au final, seuls 60 000 prisonniers français ont quitté l'Allemagne au milieu de la guerre pour regagner leur foyer, les autres ont dû attendre la fin du conflit, en 1945." 

A l'issue de la cérémonie un apéritif désormais traditionnel est offert par l'ABSL dans la salle communale, encore chauffée en ce frileux mois de mai. 

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