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Centenaire de l'Armistice

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  • 12-11-2018
  • Commémoration
  • Par Commune Boissettes <mairie-de-boissettes@wanadoo.fr>

Les boissettais sont venus nombreux célébrer le centenaire de l'Armistice de 1914/1918 dimanche, place de Verdun. Le message du Président de la République est lu par Catherine Barrault.

Le Maire prend ensuite la parole : 

"1918 …2018…le Centenaire de l’Armistice et quand la petite histoire rencontre la Grande (le hasard des travaux d’Enedis…) 

Regardez cette tranchée , imaginez la plus profonde, à taille d’homme, un peu plus large, beaucoup plus boueuse, …imaginez le fracas des bombes et des tirs nourris du camp adverse, imaginez des hommes de toutes origines, paysan seine et marnais, bourgeois parisien, sénégalais, ivoirien, algérien, kanak de Nouvelle Calédonie et bien d’autres … tous plongés dans le même bourbier, tous endurant les mêmes souffrances, avec tous au ventre la même peur… alors lorsque le lundi 11 novembre 1918 à 11 heures, dans toute la France, les cloches sonnent à la volée la fin des hostilités , lorsque au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le « Cessez-le-Feu », « Levez-vous », « Au Drapeau », lorsque la « Marseillaise » jaillit à pleins poumons des tranchées imaginez le profond, l’extraordinaire soulagement de tous ces combattants de part et d’autre de la ligne de front. Ils auraient pu dire "Nous étions des hommes, ils nous l’ont fait oublier, aujourd’hui nous renaissons’’ Mais laissons la parole à ceux qui en première ligne comme à l’arrière ont vécu, ont subi cet épisode tragique de notre histoire commune, écoutons leur témoignage. 

Il passe alors la parole  

  • à Florence Mezzana qui lit une lettre de son grand père Marcel encore au front et décrivant la liesse de l'Armistice à sa jeune femme. 
  • à Pascal Guilbert qui décrit le parcours combattant de son père Fernand
  • à Xavier Daras qui parle de son grand père Charles, grièvement blessé et de son arrière grand père Albert qui s'est engagé à 55 ans ! 



Ces lectures sont vivement appréciées par l'assemblée. 

Le Maire conclut ainsi la cérémonie  

 "A quoi servirait une telle commémoration si nous n’en tirions pas quelques leçons de vie ? Il ne s’agit pas seulement de se souvenir de l’horreur de la guerre, de se dire encore une fois ‘‘plus jamais ça ‘’, de comprendre pourquoi à cette époque une telle catastrophe a pu se produire sur notre sol européen …il faut aller plus avant, aller dans l’intime et voir en quoi la peur de l’autre a pu et donc pourrait encore aujourd’hui générer une telle absurdité. La connaissance de l’Histoire reste une démarche intellectuelle lorsqu’elle n’influe pas sur nos comportements, sur nos consciences. Je nous invite pendant cette minute de silence à réfléchir au sens que nous donnons à ce moment que nous partageons aujourd’hui ensemble."  

Avant d'inviter les participants au traditionnel verre citoyen, Bernard Fabre a remis à Madame Cheryl Caldagues le diplôme de médaille d'or du travail.