En 1963, « le bateau-lavoir est dans un état de vétusté nécessitant son remplacement. Il sera remplacé par une forme de ponton avec une toiture très légère et peu esthétique. Il n’est plus question d’une construction semblable à celle du début du siècle. C’est le déclin définitif et bien logique de l’usage d’un bateau-lavoir à partir de cette période.
En 1966, voici le dernier bateau-lavoir qui n’a plus l’importance et le charme des anciens, il n’est pratiquement plus utilisé. C’est une opportunité de loisir nautique pour les jeunes du village ( ici les enfants des familles Humez et
Ramillon habitant rue Paul Gillon).
Vers le lave-linge
L’usage du bateau-lavoir a disparu en raison de la modernité technique du lave-linge liée à l’arrivée de l’eau courante dans
les foyers. Pour beaucoup, son usage est incarné par « la Mère Denis » qui « en 1975, devient une gloire de la publicité pour
une marque de machine à laver le linge. La vieille lavandière qu’on voit battre le linge dans le petit lavoir du village du Tôt, est l’égérie de la marque de machines à laver Vedette ». Ouest-France du 4 novembre 1975.
L’eau courante dans les foyers est un service assez récent.
«En 1930, seulement 23 % des communes disposent d’un réseau de distribution d’eau potable à domicile. En 1945, 70 % des communes rurales ne sont toujours pas desservies. Il faut attendre la fin des années 1980 pour que la quasi-totalité des Français bénéficient de l’eau courante à domicile.»
Source : https://www.cieau.com/
Remerciements
Nous tenons à remercier Mme Réminiac, M. Humez et M. de Montalembert pour leurs témoignages et leur apports
documentaires pour la présentation de cet article.
Xavier Daras